Jeter les chiens de son ex-compagne : quand la cruauté animale révèle une violence conjugale

Le 12 avril 2026, à Pibrac, près de Toulouse, un jeune homme de 25 ans jette les deux chiens de son ex-compagne depuis un pont de plus de six mètres au-dessus de la rocade, pour se venger de leur rupture. Vosko et Akya survivent, mais l’un perd un œil et l’autre garde de graves séquelles pulmonaires.

Le 7 juillet 2026, le tribunal de Toulouse l’a condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 avec sursis probatoire, pour cruauté envers un animal.

Ce qui rend cette affaire particulièrement éclairante, c’est la qualification retenue : celle de violence conjugale par procuration, c’est-à-dire le fait de s’en prendre à ce qui est cher à la victime, un enfant, un proche, un animal, pour la faire souffrir et continuer à exercer un contrôle sur elle, y compris après la séparation.

Cette reconnaissance est essentielle : elle rappelle que les violences conjugales ne s’arrêtent pas nécessairement à la rupture et peuvent prendre des formes détournées, parfois minimisées parce qu’elles ne visent pas directement la personne. En tant qu’avocate engagée dans la défense des femmes et des enfants victimes de violences intrafamiliales, je suis très attentive à ces mécanismes de contrôle post-séparation, qui doivent être pleinement pris en compte par la justice.

Pour en savoir plus : article sur Actu.fr et article sur La Dépêche.

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